1. Vérifier que la SELARL est juridiquement possible
Avant les calculs, on vérifie le cadre professionnel : profession réglementée, conditions d’exercice en société, éventuelles contraintes liées à une activité salariée ou hospitalière, composition du capital et règles ordinales.
2. Vérifier que le projet a un intérêt économique
On part des derniers exercices, pas d’un chiffre entendu sur Internet. L’objectif est de déterminer votre besoin de revenu personnel, les cotisations, l’IR, l’IS, les coûts de structure et la trésorerie que la société pourrait réellement conserver.
Deux kinés gagnent chacun 120 000 € avant impôt. Le premier consomme presque tout pour son foyer ; le second a besoin de 55 000 € et veut investir à long terme. Ils n’ont pas le même intérêt à laisser du résultat en société.
3. Choisir ce qu’on fait de la patientèle et des actifs
Apport ou cession de patientèle, reprise du matériel, véhicule, contrats, créances et dettes : cette étape détermine une grande partie de la mécanique de la transition.
4. Préparer la société et les validations
Les statuts, les actes de transfert et les formalités doivent être préparés dans le bon ordre. Pour les professions réglementées, l’inscription, l’agrément ou les démarches auprès de l’autorité compétente sont à anticiper avant le démarrage effectif.
Une société juridiquement créée mais pas encore autorisée à exercer n’est pas un planning de démarrage. Les délais professionnels doivent être intégrés au rétroplanning.
5. Basculer réellement l’activité
- Compte bancaire et moyens d’encaissement.
- Facturation et télétransmission si concernée.
- Contrats fournisseurs et abonnements.
- Assurances.
- Baux et conventions.
- Prélèvements et dépenses récurrentes.
- Information des partenaires lorsque nécessaire.
6. Piloter la première année
Une fois la SELARL lancée, le travail n’est pas terminé. Il faut suivre la rémunération, les appels de cotisations, l’IS, les investissements et la trésorerie. La première année sert aussi à vérifier si les hypothèses de la simulation se réalisent.
Une transition réussie est un projet coordonné, pas seulement une immatriculation.
Les questions qu’on nous pose souvent
Combien de temps faut-il prévoir ?
Il n’y a pas de délai unique : la profession, l’Ordre, la banque, la valorisation et les actes influencent le calendrier. Il est plus prudent de travailler à rebours depuis une date de bascule réaliste.
Peut-on continuer à facturer pendant la transition ?
L’activité continue dans le cadre juridique existant jusqu’à la date où la nouvelle structure est effectivement autorisée et opérationnelle. La date de bascule doit être organisée précisément.
Faut-il fermer immédiatement l’activité individuelle ?
La cessation ou le transfert de l’activité individuelle s’articule avec le démarrage de la société. Les formalités fiscales et sociales doivent suivre le calendrier retenu par les professionnels qui accompagnent l’opération.
Sources officielles
Légifrance — Ordonnance n° 2023-77 sur les professions libérales réglementées
Service Public Entreprendre — SELARL : ce qu’il faut savoir
Service Public Entreprendre — Transformer l’entreprise individuelle par apport en société
Contenu pédagogique général, mis à jour le 26 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, social ou financier personnalisé. Les règles doivent être vérifiées selon votre profession et votre situation au moment du projet.
