L’IS est payé par la société

Une SELARL soumise à l’impôt sur les sociétés calcule un bénéfice fiscal après ses produits et charges déductibles. C’est la société qui paie l’IS sur ce bénéfice.

Le taux réduit n’est pas illimité

Les petites et moyennes entreprises qui remplissent les conditions peuvent bénéficier d’un taux réduit de 15 % sur une première fraction de bénéfice, puis le taux normal s’applique au-delà. Les seuils et conditions doivent être vérifiés pour l’exercice concerné.

Exemple de logique, pas une simulation personnelle

Si une société a 30 000 € de bénéfice taxable et remplit les conditions du taux réduit, l’IS est calculé au niveau de la société. Ce qui reste après IS appartient toujours à la société. Pour l’utiliser personnellement, il faut ensuite regarder le mode de sortie.

Pourquoi comparer seulement 15 % et votre IR est trompeur

En exercice individuel, bénéfice, cotisations et impôt personnel sont imbriqués. En société, rémunération, cotisations, IS et éventuelle fiscalité lors d’une distribution se répartissent à des moments différents. Ce sont donc deux systèmes complets à comparer.

À quoi sert alors l’IS ?

L’IS permet notamment de taxer le résultat au niveau de la société avant une éventuelle utilisation future. Lorsque vous n’avez pas besoin de consommer tout le résultat personnellement, cela peut offrir une capacité de financement dans la société.

À retenir

L’IS peut créer un décalage dans le temps entre le résultat professionnel et sa perception personnelle. Ce n’est pas une disparition de l’impôt.

Les questions qu’on nous pose souvent

Quel est le taux normal de l’IS ?

Le taux normal est fixé par la loi fiscale et peut évoluer. Un taux réduit s’applique sous conditions à une fraction du bénéfice des entreprises éligibles. Il faut toujours vérifier l’exercice concerné.

L’IS remplace-t-il mon impôt sur le revenu ?

Non. La société paie son IS et vous restez personnellement imposable sur les revenus que vous percevez selon leur nature.

Pourquoi parler de trésorerie après IS ?

Parce que c’est le montant restant dans la société après sa fiscalité qui peut financer ses projets. C’est différent du bénéfice avant impôt et encore différent de votre revenu personnel.

Et dans votre situation ?Une règle générale ne remplace pas vos chiffres. Le test MEDOPTIM permet de vérifier si une étude SELARL mérite d’être menée.
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Sources officielles

Service Public Entreprendre — Impôt sur les sociétés : taux et règles
impots.gouv.fr — Espace professionnel

Contenu pédagogique général, mis à jour le 12 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, social ou financier personnalisé. Les règles doivent être vérifiées selon votre profession et votre situation au moment du projet.